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mardi 11 juin 2013

Les livres dont on ne parle jamais

Le dépliant

Voilà un livre intéressant; par son contenu et également par sa forme plutôt inusitée. Effectivement, il est évident que l'auteur, peu volubile, s'est limité à l'essentiel, pour le moins. À peine le sujet est-il amené qu'il s'empresse de discourir sur les aspects prioritaires de l'histoire et termine par une brève conclusion. Ajoutons l'abondance de photos et illustrations, il ne reste plus beaucoup de place pour le côté littéraire de l'oeuvre. Malheureusement, les personnages sont trop anonymes et jouent un rôle anodin.

Probablement pour des raisons économiques, au lieu de relier ce bouquin, on a choisi de le publier en une seule page pliée à quelques reprises afin de donner une impression d'épaisseur. Il est clair que les problèmes de budget préoccupent grandement l'auteur puisqu’à l'occasion, on a même l'impression que le récit tente de s'approcher d'une certaine forme de publicité.

À la suite d'une profonde analyse, j'ai compris pourquoi les moyens sont aussi réduits pour ces livres : difficile à croire, mais, ils sont gratuits. 

lundi 13 mai 2013

Les livres dont on ne parle jamais

Le journal

Dans l'univers littéraire, le journal occupe une place majeure et impressionnante. Non seulement il est réécrit régulièrement, mais parfois il est publié tous les jours. Heureusement que c'est une œuvre collective. En effet, plusieurs auteurs participent à ce tour de force, ce qui explique sans doute l'inégalité dans la profondeur des textes.

Beaucoup de personnages, des revirements, de l'action, de l'intrigue, bref, des histoires rocambolesques sur un fond de réalités surprenantes, juste ce qu'il faut de réalisme afin de donner un peu de crédibilité. Mais quelle imagination, on se demande où ils vont chercher tout ça.

Toujours accompagné de nombreuses photos et illustrations pour plaire à tous les types de lecteurs ; parce que, curieusement, même des non-lecteurs lisent le journal.

Malheureusement, et probablement parce qu'il est continuellement réécrit, la qualité du papier et de la reliure laisse à désirer. Il arrive même que les chapitres soient regroupés en sections distinctes ce qui pourraient confondre un lecteur moins avisé.

Ce type littéraire est si répandu qu'il se retrouve dans presque toutes les municipalités en plus de ceux produits pour l'ensemble des bouquineurs. Il est même parfois distribué gratuitement. Bizarrement, de toutes les catégories de livres que je connaissent, c'est le seul qu'on ose réutiliser à d'autres fins tel que recouvrir les fonds de litières à chat, par exemple.

Malgré toute cette richesse littéraire, le journal est souvent lu et oublié rapidement. L'abondance le rend sans doute trop familier et il n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur.
Ben moi, je dis bravo à tous ces auteurs prolifiques et si inventifs qui nous permettent de nous évader de notre triste quotidien.

Porthos

mardi 2 avril 2013

Les livres dont on ne parle jamais


Le menu

Cet ouvrage littéraire, très répandu, peut surprendre par sa forme de même que par son contenu. D'un tirage modeste et peu volumineux, il apparaît peu probable qu'il puisse obtenir un impact déterminant dans le milieu. Et pourtant, contre toute attente, le menu est un livre extrêmement populaire. Lorsqu'il est distribué dans le bon contexte, on se l'arrache. Curieusement, on arrive à parcourir un menu rapidement ou très lentement selon les aptitudes du lecteur, et ce, malgré l'habitude que certains ont de ne lire que quelques sections de l'oeuvre.

Chaque chapitre est bien identifié afin de faciliter la lecture du document. Le tout en respectant une cohérence troublante et significative, on sent qu'il y a un but à atteindre derrière tout ça.

Ce livre s'apparente davantage à de la poésie puisque, de toute évidence, l'auteur cherche principalement à nous mettre l'eau à la bouche au mépris d'une histoire classique et bien structurée. L'absence de personnages en fait la triste démonstration.

Le menu est parfois accompagné d'une annexe qui se limite à une liste de noms exotiques suivis de chiffres qui ne font que compliquer l'intrigue et, vraisemblablement, n'ajoute rien à l'histoire. J'ose préciser que j'ai même trouvé cet ajout plutôt saoulant.

Je déplore également le cliché traditionnel de conclure le menu par des propos que je qualifierais de sucrés et abusifs même si l'objectif est de nous éviter de rester sur notre faim.

Comme ce livre est très court, la libraire a la courtoisie de nous offrir une généreuse collation qui, ma foi, ressemble souvent à un véritable repas.

Toutefois, et c'est l'aspect le plus étrange de ce bouquin, le lecteur est invité à payer le livre qu'à la toute fin; et le prix change selon la partie du texte qui a été lue et exprimée à la libraire. Mais, comme le livre est terminé, en général on le laisse sur place.

Porthos

vendredi 8 mars 2013

Les livres dont on ne parle jamais


Le mode d'emploi


Ce livre est très répandu et toujours traduit en une multitude de langues. D'ailleurs, les traductions françaises sont souvent hilarantes. Riche en informations, il s'avère parfois utile si on respecte l'ordre des chapitres. Curieusement, les hommes sont peu adeptes de ce type littéraire malgré le fait qu'il soit abondamment illustré.

Son originalité tient principalement du fait que le ou les personnages sont des objets comme on le voit parfois en littérature jeunesse. Et pourtant, l'auteur s'adresse bien aux adultes.

L'action est au rendez-vous surtout lorsque que l'intrigue se complique. Même si les personnages semblent réfractaires à toutes émotions, le lecteur risque toutefois d'en avoir et de toutes sortes.

Ce petit bouquin ne contient que peu de pages et pourtant, plusieurs lecteurs estiment qu'il y en a trop. Choses extrêmement rare dans le monde littéraire, le livre se termine par une garantie de satisfaction, toutefois, généralement, personne ne lit ce passage sans réelle signification.

Le mode d'emploi reste une œuvre de réflexion plutôt mineure qui pourrait dérouter le lecteur impatient.

vendredi 1 février 2013

Les livres dont on ne parle jamais


Le livre de beurre


Dans le domaine littéraire, il est important d'en avoir pour tous les goûts. Avec le livre de beurre, du goût, vous n'en manquerez pas. Le problème, c'est l'histoire: il n'y en a pas, pas un seul mot. Et malgré cette absence remarquable, il est essentiel de le prendre qu'à petite dose. Question de santé, paraît-il. En plus, on ne peut le lire qu'une seule fois. Bravo le marketing!
En fait, l'intérêt principal de ce bouquin réside sur la couverture. Tout y est, je ne parle pas ici d'un simple résumé, au contraire, nous avons tous les ingrédients qui composent l'intérieur de l'oeuvre. C'est stupéfiant d'informations mais pour lecteurs avertis seulement. À dire vrai, il faut vraiment être beurré pour aimé ça.

Porthos

mardi 8 janvier 2013

Les livres dont on ne parle jamais


Le livre de recette

Ce livre consiste en un recueil de petites histoires, souvent très courtes et divisées en deux parties. La première expose froidement les éléments principaux de l'histoire. L'auteur préconise malheureusement la simplicité et le texte est ainsi totalement dépourvu d'émotions. L'intérêt intellectuel se situe principalement dans la deuxième section qui raconte se qui arrive aux différents éléments énoncés.

Toutefois, les verbes souvent à l'infinitif et un manque évident d'élan littéraire rend les histoires plutôt redondantes malgré la richesse des détails. Le tout devient si technique que certains lecteurs se plaisent à tenter de réaliser ces anecdotes avec plus ou moins de succès.

Heureusement, des images et des photos viennent agrémenter le contenu de ce bouquin.

Curieusement, nonobstant ces nombreuses faiblesses, il existe une énorme variété de ces recueils regroupant des thèmes qui, pour des raisons qui m'échappent, concernent presque uniquement l'alimentation.

Je suggère ce type de littérature surtout à ceux et celles qui dévorent les livres sans se soucier du poids des mots.

Porthos

lundi 3 décembre 2012

Les livres dont on ne parle jamais




 Le livre de comptes

Comme vous vous en doutez, les livres de comptes sont écrits par des compteurs. Ces livres sont très grands et pas évidents du tout à lire. Le texte est réduit au stricte minimum. Presque pas de verbe et très peu de description. Et les personnages se font si discrets qu'on pourrait les croire absents. Pour comprendre l'action, il faut vraiment lire entre les lignes; additionner les différents éléments de l'histoire, déduire l'intrigue et diviser certains passages afin de multiplier l'effet désiré.
D'ailleurs, les adeptes semblent plutôt portés sur l'incroyable précision au niveau des chiffres. À ce sujet, je considère qu'il y en a beaucoup trop; même s'il sont utiles parce qu'ils contribuent à suivre la progression de l'histoire. En fait, l'action commence véritablement que lorsque les colonnes de chiffres ne balancent pas à la fin. Mais à quoi bon, le livre est terminé.

Porthos

mercredi 24 octobre 2012

Les livres dont on ne parle jamais


L'annuaire téléphonique

Ce livre occupe une place à part car le nombre de pages change selon la région desservie. Il semble que cette particularité dépend du nombre de personnages. D'ailleurs, je trouve qu'il y en a beaucoup trop, il n'y a pratiquement plus de place pour l'histoire. L'intrigue est plutôt mince et on trouve aucune mise en situation ni de description du décor.

Par contre, et ça c'est génial, c'est d'ailleurs le meilleur atout de ce bouquin ; c'est une histoire dès plus innovatrice. L'auteur propose vraisemblablement une option interactive de son récit. À l'aide de votre téléphone ( d’où le titre), sonner un des numéros que l'on trouve assez facilement pour chacun des personnages et l'aventure commence. À l'occasion, vous pouvez même laisser un message.

Comme quoi, tous les livres nous réservent bien des surprises.

Bonne lecture !

Porthos