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mardi 11 juin 2013

Auteur: Alexandre Dumas



Alexandre Dumas est un écrivain français né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne) et mort le 5 décembre 1870 à Puys. Proche des Romantiques et tourné vers le théâtre, Alexandre Dumas écrit d'abord des vaudevilles à succès et des drames historiques comme Henri III et sa cour (1829), La Tour de Nesle (1832), Kean (1836). Auteur prolifique, il s'oriente ensuite vers le roman historique feuilletonesque, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses fresques historiques telles que la trilogie Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845) et Le Vicomte de Bragelonne (1847), ou encore Le Comte de Monte-Cristo (1844 -1846) et La Reine Margot (1845).

À treize ans, le petit Alexandre ne sait presque rien, il a pour seule éducation ses lectures de la Bible, de récits mythologiques, de l'Histoire naturelle de Buffon, de Robinson Crusoé et des Contes des mille et une nuits. Cependant, sa calligraphie est exceptionnelle. Il est engagé comme coursier dans une étude de notaire, celle de maître Mennesson. « Il fut donc décidé que, le lundi suivant, j'entrerais chez maître Mennesson : les gens polis disaient en qualité de troisième clerc, les autres en qualité de saute-ruisseau. ». Cependant l'abbé Louis Chrysostôme Grégoire, vicaire de Villers-Cotterêts et directeur du collège qui porte son nom, l'aide beaucoup, et il lui en sera toujours reconnaissant au point de le faire paraître sous un beau jour de tolérance religieuse et d'ouverture d'esprit en 1854 dans un de ses romans, Catherine Blum.

Alexandre fera la connaissance d'Adolphe de Leuven qui l'initiera à la poésie moderne. Ils auront également l'occasion d'écrire ensemble des vaudevilles, dont les premiers seront tous refusés.
Mulâtre, Dumas fut souvent en butte aux sarcasmes racistes de ses contemporains qui s'attirèrent des répliques cinglantes

1824, Dumas se remet au vaudeville avec de Leuven et La Chasse et l'Amour connaît un grand succès. C'est aussi la période où Dumas découvre les « Romantiques » et va beaucoup au théâtre. Il écrit son premier drame historique, Henri III et sa cour en 1828. Bien que qualifiée de « scandale en prose » (en référence à Hernani, la pièce de Victor Hugo qualifiée de « scandale en vers » à sa création), la pièce présentée à la Comédie-Française connaît un énorme succès. Il connaît la notoriété en tant que dramaturge mais dilapide ses revenus, il écrit alors beaucoup de pièces médiocres si bien que le public se lasse. Il passa aux romans-feuilletons dont le succès est tel qu'il est payé 3 francs la ligne (alors que les pigistes sont payés 30 sous la ligne).

C'est un auteur prolifique, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet, qui a participé à la plupart de ses réalisations. Il signe des grandes fresques historiques telles Les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Monte-Cristo en 1844. La même année, alors qu'il gagne bien sa vie (1 500 francs annuellement), Dumas achète un terrain à Port-Marly et fait bâtir le « château de Monte-Cristo », une bâtisse de style composite, à la fois Renaissance, baroque et gothique.

En 1846, il fait construire son propre théâtre à Paris, boulevard du Temple, qu'il baptise « Théâtre-Historique ». Le théâtre est inauguré en 1847 et accueille les pièces de plusieurs auteurs européens (Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller) avant de faire faillite en 1850.

En 1848, il est candidat malheureux aux élections législatives qui suivent la révolution. Il soutient ensuite Louis Eugène Cavaignac contre Louis-Napoléon Bonaparte.
Ruiné par la faillite de son théâtre, Dumas est obligé de vendre aux enchères son château qu'Honoré de Balzac admirait tant. En 1851, poursuivi par plus de cent cinquante créanciers, Dumas doit s'exiler un temps en Belgique.

Dumas ne cessera jamais de s’engager : en 1852, il s’exile momentanément, comme Victor Hugo, pour protester contre le coup d’État de Napoléon III, et en 1860, il vend ses biens pour acheter des armes pour l’armée de Garibaldi.

Dumas est un ami et un admirateur de Garibaldi et pendant l'expédition des Mille, il se rend en Sicile pour lui livrer les armes achetées. Il est le témoin de la bataille de Calatafimi qu'il décrit dans « Les Garibaldiens », publié en 1861. Il est aux côtés de Garibaldi le jour de son entrée dansNaples puis il est nommé Directeur des fouilles et des musées, charge qu'il occupe pendant trois ans (1861-1864) jusqu'à ce que, à cause du mécontentement des Napolitains qui acceptent mal qu'un étranger occupe une telle charge, il préfère démissionner et rentre à Paris. Durant la même période, il dirige le journal L'Indipendente auquel collabore le futur fondateur du Corriere della Sera, Eugenio Torelli Viollier.

Dumas ne ralentit pas pour autant sa production littéraire. Fin gourmet, il est même l'auteur en 1870 d'un Grand dictionnaire de cuisine, publié après sa mort en 1873. « Alexandre Dumas partageait son temps, comme d'habitude, entre la littérature et la cuisine ; lorsqu'il ne faisait pas sauter un roman, il faisait sauter des petits oignons. »



Auteur: Guy Bergeron



1- Comment vous est venue la vocation littéraire?
J'en ai toujours rêvé, depuis mon tout jeune âge, mais j'avais mis le tout en veille jus'en 2004 où j'ai décidé de mettre par écrit une idée de roman fantastique qui me trottait dans la tête depuis quelques années. Mon but n'était pas du tout d'être édité, mais seulement de me rendre au bout du processus d'écriture d'un roman que je croyais davantage adressé seulement à mes amis. La passion s'est installée à mesure que  je voyais mon projet prendre forme. Finalement, lorsque mon premier manuscrit a été retenu, je me suis lancé dans d'autres romans et je n'ai jamais arrêté depuis, publiant en moyenne un roman par année.

2- Quel genre d'adolescent étiez-vous? 
J'étais un adolescent plutôt tranquille, pas du tout du genre à causer des cheveux blancs à ses parents. J'étais alors grand amateur de lecture, de sports et de plein air. Seule ma répartie, parfois un peu acide, mais toujours lancée pour faire rigoler, m'aura valu quelques commentaires désobligeants de mes camarades de classe.

3- Aviez-vous l'appui de vos proches au début de votre carrière? J'ai conservé le projet d'écriture de mon premier roman relativement secret, donc, au tout début, seulement ma copine m'a incité à mener à terme mon premier roman et elle continue de m'appuyer sans cesse aujourd'hui. Suite à ma première parution, mes amis et ma famille n'ont cessé de m'encourager et de m'apporter leurs commentaires. À ce niveau, je suis choyé d'avoir une telle famille et un grand cercle d'amis qui sont toujours là pour moi et qui font une bonne publicité :).

4- Quels sont les sujets qui vous inspirent?
Les relations interpersonnelles, les faits anodins de la vie que j'amplifie au maximum, l'injustice, le racisme, les abus de pouvoir. On retrouve ces concepts dans presque tous mes livres à des niveaux différents.

5- Par quoi commencez-vous, avez-vous une technique de base ou des habitudes d'écriture? 
Étant un informaticien de formation et donc plutôt cartésien, il me faut établir un plan très détaillé avant de débuter l'écriture d'un roman. Il me permettra de suivre sans trop bifurquer de la ligne directrice du roman. C'est la partie la plus ardue, mais le plan est à ce point détaillé qu'il m'évite les blancs et les manques d'inspiration. Évidemment il est légèrement modifié en cours de rédaction. Travaillant également à temps plein, je dois écrire souvent, même si c'est peu à la fois, pour mener à terme mes projets d'écriture. Petite habitude, j'écris souvent en buvant un bon thé noir.

6- Avez-vous un auteur favori? 
Question difficile. J'ai plusieurs auteurs favoris dépendamment du genre de roman. Dans le fantastique il y a l'incontournable Tolkien, mais aussi R.A. Salvatore.

7- Qu'aimeriez-vous changer dans ce travail? 
J'aimerais atteindre la sécurité financière pour me permettre d'y dédier toutes mes énergies, pas seulement au niveau de l'écriture, mais aussi de la promotion.

8- Pouvez-vous écrire même en sachant que ce ne sera pas publié? Oui, la preuve étant que mon premier roman était justement fait dans ce but. Par contre, mon rythme d'écriture serait considérablement réduit.

9- Avez-vous un rêve littéraire?
Que mes romans soient publiés à l'extérieur du Québec par une importante maison francophone en Europe ou traduite en anglais et distribués un peu partout.

10- Quelle est votre prochaine production? 
Je termine d'ici quelques semaines le second livre de la série Légendes D'Arménis qui devrait paraître dès cet automne.

lundi 13 mai 2013

Auteur: Étienne Poirier


1- Comment vous est venue la vocation littéraire?
Le goût de conter des histoires m’a toujours habité. Enfant, j’avais tendance à enjoliver les expériences que je vivais ou, tout simplement, à inventer des histoires pour pimenter le quotidien. Il ne s’agissait pas de mensonges, mais plutôt de fabulations, d’une version toute personnelle de la réalité, de contes. En grandissant, l’écriture s’est jointe à la parole et a fini par occuper une grande place dans ma vie.

2- Quel genre d'adolescent étiez-vous?
J’étais un adolescent ordinaire avec des amis et tout. Je faisais du sport et j’avais un goût prononcé pour les arts, notamment pour l’écriture et le dessin. Mes parents possédaient un chalet dans les hautes Laurentides et, quand nous y allions en famille, j’aimais passer du temps en forêt. Je m’y ressourçais. J’aimais chercher à comprendre ce qui m’entourait et trouver un sens aux choses.

3- Aviez-vous l'appui de vos proches au début de votre carrière?
Je n’ai jamais cherché l’appui de mes proches. Pour moi, la littérature est quelque chose d’intime, de solitaire. Bien sûr, j’aime avoir de la reconnaissance et qu’on me dise que ce que je fais est bon, mais je ne cherche pas cet écho dans mon entourage direct.

4- Quels sont les sujets qui vous inspirent?
J’aime bien les personnages qui sont confrontés à des épreuves importantes de la vie. J’écris d’abord pour émouvoir, pour vivre une expérience humaine et la faire vivre à mes lecteurs. Je pense que lire et écrire sont deux façons d’augmenter notre bagage d’expériences personnelles et d’entrer en contact avec la réalité des autres, bref de devenir plus humains. C’est peut-être pour cette raison que j’aime les personnages âgés et ceux qui sont très jeunes. Disons que les relations intergénérationnelles peuvent représenter une inspiration pour moi. Mais j’aime aussi tout ce qui a trait au rêve, au merveilleux. Pour moi, la ligne qui sépare le merveilleux du réel est très fine.

5- Par quoi commencez-vous, avez-vous une technique de base ou des habitudes d'écriture?
Technique n’est pas un mot approprié à ma façon de faire. Écrire est un mode de vie. Je ne cherche pas de sujets. Ce que je cherche, ce sont des émotions ou des épreuves à explorer. Souvent, ça se présente tout seul et au moment le plus inattendu en étant témoin d’une situation banale (une dispute, un jeu, un objet qui semble avoir été perdu, bref à peu près n’importe quoi!) ou en écoutant les nouvelles. Comme j’ai souvent du papier sur moi, je m’empresse de prendre des notes et de faire un plan grossier de ce que je veux écrire et, surtout, de comment je compte l’écrire. Ensuite, je laisse dormir un peu et je cherche la première phrase. Elle est essentielle, pour moi, la première phrase. C’est celle qui donne le ton à l’ensemble de l’œuvre, du premier jet, du moins. Par la suite, il se peut que je l’enlève au fil des réécritures, mais je la relis souvent pour bâtir la première version du récit.

6- Avez-vous un auteur favori?
En fait, j’en ai deux, qui peuvent paraître à des années lumières l’un de l’autre. Le premier, c’est Gabriel Garcia Marquez, un grand auteur Colombien qui donne dans le réalisme magique (l’expression est de lui). Le second, c’est Hans Christian Anderson, un auteur suédois de contes pour enfants. Je les adore tous les deux pour la façon qu’ils ont de toucher à l’universel en passant par le banal. Vendre des allumettes, élever des poules…

7- Qu'aimeriez-vous changer dans ce travail?
On aimerait tous que le travail qu’on fait soit plus payant, non? J’aimerais bien qu’on puisse reconnaître davantage le travail des écrivains et trouver un moyen de permettre à un plus grand nombre de vivre de leur art, mais je ne sais pas comment ça pourrait se faire.

8- Pouvez-vous écrire même en sachant que ce ne sera pas publié?
Bien sûr! La plupart du temps, je ne me pose des questions à ce sujet qu’une fois une histoire terminée. D'ailleurs  j’écris beaucoup plus que je publie! Il est évident que ça aide à la confiance d’avoir un éditeur qui croit en ce qu’on fait, mais en même temps, je pense que les meilleures histoires sont celles qui s’adressent à elles-mêmes. Écrire, c’est plaisant pour moi quand j’ai la certitude d’écrire un livre que j’aime et qui se tient tout seul. Je n’essaie jamais de l’adresser à quelqu'un, je n’écris pas pour plaire, mais bien pour faire une bonne histoire, même si, une fois publié, j’aimerais bien que ça plaise!

9- Avez-vous un rêve littéraire?
J’ai d’abord un rêve bien personnel : vivre de mon art. Mais je rêve aussi d’écrire un grand livre dont le sujet serait l’Amérique.

10- Quelle est votre prochaine production?
Il y a une légende amérindienne que j’ai réécrite qui devrait être publiée sous peu, mais elle est écrite depuis un temps déjà. En ce moment, je mets la touche finale à un roman qui raconte l’histoire d’un garçon qui passe son enfance dans des camps de réfugiés à cause d’une guerre civile. Je parle de sa réalité, mais surtout des rêves où il se réfugie, des rencontres qu’il fait, bref de comment il survit dans ces conditions. Mais j’ai également une histoire de chasseur de monstres qui attend d’être envoyée à un éditeur. J’aimerais que ça devienne une série, alors je ne l’envoie pas tout de suite. Dès que j’ai fini mon projet actuel (celui des camps de réfugiés), j’écris le deuxième numéro. Ensuite seulement je chercherai un éditeur pour les deux.

Bibliographie

La malédiction de Carcajou, éditions du Soleil de Minuit, coll. Album du crépuscule, Saint-Damien-de-Brandon, 2012, 24 pages.

L'envol du pygargue, éditions du Soleil de minuit, coll. Roman jeunesse, Saint-Damien-de-Brandon, 2009, 308 pages.
Finaliste au prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature pour la jeunesse 2011
Suggestion de lecture de SDM, Bibliom@nes

La clé de la nuit, éditions du Soleil de minuit, coll. Roman jeunesse, Saint-Damien-de-Brandon, 2008, 224 pages.
Sélectionné par Communication-Jeunesse et Choisirunlivre.com

Anonymes, suivi de l'auteur, la plume, le texte,Université du Québec à Montréal, 2006.

Son histoire commence ici, in XYZ. La revue de la nouvelle, numéro 68, Montréal, hiver 2001;

La bougie, in XYZ. La revue de la nouvelle, numéro 64, Montréal, hiver 2000;

Boléro, in XYZ. La revue de la nouvelle, numéro 62, Montréal, été 2000;

Le chant des sirènes, in Nouvelles fraîches, numéro 13, Montréal, 1999;



mardi 2 avril 2013

Auteur: Élisabeth Vonarburg




... est une des figures les plus marquantes de la science-fiction québécoise. Elle est reconnue tant dans la francophonie que dans l'ensemble du monde anglo-saxon et la parution de ses ouvrages est toujours considérée comme un événement.
Outre l'écriture de fiction, Élisabeth Vonarburg pratique la traduction (la Tapisserie de Fionavar, de Guy Gavriel Kay), s'adonne à la critique (notamment dans la revue Solaris) et à la théorie (Comment écrire des histoires). Elle a offert pendant quatre ans aux auditeurs de la radio française de Radio-Canada une chronique hebdomadaire dans le cadre de l'émission Demain la veille.  Depuis 1973, Élisabeth Vonarburg a fait de la ville de Chicoutimi son port d'attache.


1- Comment vous est venue la vocation littéraire?
D’abord, très jeune, j’aimais les histoires (celles qu’on me racontait -- jamais assez !), ensuite j’ai découvert toute seule comment lire des histoires sans plus avoir besoin de personne, yé !. Et enfin j’ai découvert que j’aimais les mots, parce que les mots servaient à raconter des histoires, que je pouvais non seulement lire mais me raconter à moi-même, et ainsi, dans les deux cas, ne jamais plus être seule.

2- Quel genre d'adolescente étiez-vous?
Solitaire par force, rêveuse par inclinaison. J’aimais, et j’aime toujours, imaginer plus loin que ce qui est juste là. Ça me permet de voir ce qui est là sous un autre angle.

3- Aviez-vous l'appui de vos proches au début de votre carrière?
Je ne considère pas mon parcours comme une « carrière » (c’est un parcours : un trajet, une voie, un chemin, comme la vie). Mais oui, on m’a soutenue et encouragée –- mes amies et amis, de mon âge ou, plus tard, plus âgés –- et on ne m’a pas découragée –- ma famille. J’ai commencé à écrire très tôt (cinq-six ans), mais à publier très tard (trente-et-un ans). Dans ma jeunesse, l’écriture rentrait marginalement dans les projets qu’on avait pour moi et que j’ai adoptés pendant un moment (enseignement...) et on l’a donc encouragée en l’appréciant ; quand j’ai commencé à publier, c’était un plus qui ne dérangeait pas dans ma vie d’alors enseignante... Et puis mes parents ont toujours considéré qu’en dernier ressort ma vie m’appartenait, et que si j’y étais heureuse, c’était l’essentiel.

4- Quels sont les sujets qui vous inspirent?
Le mystère. Tout ce qui se présente sous forme de question, en particulier la nature humaine, (le être-femme/être-homme, ou encore la nature de la conscience), et la nature de l’univers.

5- Par quoi commencez-vous, avez-vous une technique de base ou des habitudes d'écriture?
Je fais parfois des rêves frappants, qui restent avec moi toute la journée en me tirant par la manche, et ils deviennent des histoires parce que je pose les bonnes vieilles questions de base à leurs personnages, à leur décor, à leurs événements, ou à leur ambiance ! (qui, où quand, quoi, comment, pourquoi ?). Je fais tout ça sous forme de notes écrites dans es carents, parfois pendant des années, et je ne commence à écrire que lorsque je sais à au moins 75 ou 80% les réponses à toutes ces questions-là (je nai pas de temps à perdre à écrire, me rendre compte que je suis dans les patates, réécrire, re-patates, ré-ré-écrire... etc. !) Souvent aussi, j’ai une image, qui est une alliance de mots (les écrivains n’ont pas d’ « idées », personne n’en a, tout le monde a des mots...),et qui est un décor, ou une situation, ou un/des personnage(s)... À partir de là, c’est la technique (si l’on peut dire !) de la boule (de mots) qui roule dans la pente (de mots). Les mots sont magiques ; ils ont toujours une façon bien à eux de coller les uns aux autres pour former des boules qui roulent et deviennent des histoires...

6- Avez-vous un auteur favori?
J’en ai bien trop,dans trop de genres différents !!!

7- Qu'aimeriez-vous changer dans ce travail?
Le temps que je peux y consacrer, et qui n’est jamais suffisant.

8- Pouvez-vous écrire même en sachant que ce ne sera pas publié?
Bien sûr. Je n’écris pas, je n’ai jamais écrit, pour être publiée. L’Idée d’être publée ne m’était jamais venue à l’esprit (c’est parce qu’on m’a demandé, la première fois, et poussée la deuxième fois que c’est arrivé. J’écris parce que j’ai besoin d’écrire, parce que les mots me permettent de mieux comprendre, moi-même et tout ce qui m’entoure, de ma petite personne à l’Univers ! Écrire, pour moi, c’est comme respirer. Si je n’écris pas pendant trop longtemps, je suffoque. Publier, c’est entièrement différent. Je dirais même que ça n’a aucun rapport. Publier, au mieux, c’est lancer la bouteille à la mer sans savoir si quelqu’un la trouvera, l’ouvrira, ni ce qu’on comprendra de ce qu’il y a dedans. Et si on veut écrire pour publier, c’est publier qu’on aime, être public, se faire voir, se faire exister. Or il y a maintenant beaucoup d’autres manières de le faire, dans les « médias sociaux » : on peut utiliser fesse-bouc, on peut être un twit, on peut bloguer. SI on veut être célèbre, de toutes manières, il vaut mieux ne pas penser à devenir écrivain : la célébrité (toujours relative...) n’arrive qu’à une poignée d’auteurs qui, en général, n’y pensaient pas en écrivant. Parce qu’ils écrivaient par besoin d’écrire.

9- Avez-vous un rêve littéraire?
Être capable d’écrire jusqu’à ma mort.

10- Quelle est votre prochaine production ?
Un roman pour adultes, (un horrible mélange de fantastique, de science-fiction et de tout un tas d’autres machins ! Ça devrait être amusant, pour moi en tout cas !) Puis un ou deux romans pour jeunes, et, à travers tout ça, des nouvelles. Si j’ai du temps.

Bibliographie

1. Livres
  • L'Œil de la nuit. Recueil. Longueuil : Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980 .[épuisé]
  • Le Silence de la Cité. Roman. Paris : Denoël, Présence du futur 327, 1981. [épuisé]
    • Version définitive : Beauport, Alire, 1998.
    • Traduction anglaise : The Silent City, Victoria, Press Porcépic, 1988 ; Londres, The Women's Press, 1990 ; New York, Bantam Spectra Special, 1992.
    • Traduction allemande : Die schweigende Stadt, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1997.
  • Janus. Recueil. Paris : Denoël, Présence du futur 388, 1984. [épuisé]
  • Comment écrire des histoires - Guide de l'explorateur. Essai. Belœil : La Lignée, 1986.
  • Histoire de la Princesse et du Dragon. Roman jeunesse. Montréal : Québec/Amérique, Jeunesse 29, 1990.
  • Ailleurs et au Japon. Recueil. Montréal : Québec/Amérique, Littérature d'Amérique, 1991.
  • Chroniques du Pays des Mères. Roman. Montréal : Québec/Amérique, Littérature d'Amérique, 1992.
    • Repris sous le même titre : Paris, Le Livre de Poche 7187, 1996.
    • Version définitive : Beauport, Alire, Romans 027, 1999.
    • Traduction anglaise : In the Mothers' Land, New York, Bantam Spectra Special ; The Maerlande Chronicles, Victoria, Beach Holme, 1992.
    • Traduction allemande : Die Maerlande Chroniken, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1997.
  • Les Contes de la Chatte Rouge. Roman jeunesse. Montréal : Québec/Amérique, Gulliver 45, 1993.
  • Les Voyageurs malgré eux. Roman. Montréal : Québec/Amérique, Sextant 1, 1994.
    • Les Voyageurs malgré eux, version révisée, Lévis : Alire, Romans 124, 2009.
    • Traduction anglaise : The Reluctant Voyagers, New York, Bantam Spectra, 1995 ; Edmonton, Tesseract Books, 1996.
  • Contes de Tyranaël. Nouvelles jeunesse. Montréal : Québec/Amérique, Clip 15, 1994.
  • Chanson pour une sirène. Hull : Vents d'Ouest, Azimuts, 1995.
  • Tyranaël :
  • La Maison au bord de la mer. Nouvelles. Beauport : Alire, Nouvelles 037, 2000.
  • Le Jeu des coquilles de Nautilus. Nouvelles. Lévis : Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • Vraies Histoires fausses. Nouvelles. Gatineau : Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • Reine de Mémoire :
  • Sang de pierre. Nouvelles. Lévis : Alire, Nouvelles 128, 2009.
  • Le Dragon des pierres. Roman. Lévis : Alire (à paraître).
  • Le Dragon des roses. Roman. Lévis : Alire (à paraître).
  • La Balance et le Sablier. Roman. Lévis : Alire (à paraître).
2. Nouvelles
  • « Marée haute », Requiem 19, 1978.
    • Repris dans Vingt maisons du zodiaque, Paris, Denoël, Présence du futur 279, 1979.
    • Traduction anglaise : « High Tide », in Twenty Houses of the Zodiac, Londres, New English Library, 1979. (aussi traductions allemande et suédoise de l'anthologie)
    • Traduction japonaise, Tokyo, Iskateli SF International, 1981.
  • « L'Œil de la nuit », Requiem 24, 1978.
    • Repris dans L'Œil de la nuit, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980.
  • « L'Or, l'encens et la myrrhe », La Nouvelle Barre du Jour 79-80, 1979.
  • « Le Pont du froid », in L'Œil de la nuit, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980 .
    • Traduction anglaise : « Cold Bridge », in Invisible Fiction : Contemporary Stories from Québec, Toronto, House of Anansi Press, 1987.
    • Repris dans Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • « Le Nœud », in L'Œil de la nuit, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980 .
    • Repris dans Clair d'Ozone 10, 1983.
    • Repris dans Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Traduction roumaine dans Vatra, 1982.
    • Repris dans Almanah Anticipatia, Bucarest, 1986.
    • Traduction anglaise : « The Knot », Amazing Stories, 1993.
    • Repris dans Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • « Géhenne », in L'Œil de la nuit, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980 .
    • Traduction anglaise : « Gehenna », in The Ad Astra Chapbook, Toronto, 1987.
  • « Eon », in L'Œil de la Nuit, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 1, 1980.
    • Repris dans Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Traduction allemande dans Jahresband 1995, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1995.
    • Repris dans Sang de pierre, Lévis, Alire, Nouvelles 128, 2009.
  • « Thalassa », in L'Empire du Milieu, Écublens, Nectar, 1982.
    • Repris dans Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
  • « Retour au Pays des Mères », Pour Ta Belle Gueule d'Ahuri 6, 1983.
  • « L'Oiseau de cendres », Solaris 43, 1982.
    • Repris dans Aurores Boréales, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 7, 1980.
    • Repris dans Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Repris dans Comment écrire des histoires - Guide de l'explorateur, Belœil, La Lignée, 1986.
    • Traduction anglaise : « Bird of Ashes », in Tesseract Q, Edmonton, Tesseracts Books, 1995.
  • « Dans la fosse », Solaris 50, 1983.
    • Repris dans Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Repris dans La Maison au bord de la mer, Beauport, Alire, Nouvelles 037, 2000.
    • Traduction anglaise : « In the Pit », in Tesseracts II, Victoria, Press Porcépic, 1987.
    • Repris dans Tomorrow, 1994.
  • « Oneïros » (extrait), imagine... 21, 1984.
  • « Voyage au bout de la nuit ordinaire », in Traces, Jonquière, Sagamie/Québec, 1984.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Janus », in Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
  • « Band Ohne Ende », in Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Repris dans La Maison au bord de la mer, Beauport, Alire, Nouvelles 037, 2000.
    • Traduction anglaise : « Bande Ohne Ende », Tomorrow, 1994.
    • Traduction allemande in Jahresband 1996, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1996.
  • « La Machine lente du temps », in Janus, Paris, Denoël, Présence du futur 388, 1984.
    • Repris dans La Frontière éclatée, Paris, Livre de Poche, 1989.
    • Traduction allemande : « Die säumige zeitmaschine », in SF Anthologie, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1997.
    • Repris dans Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • « La Maison au bord de la mer », in Dix nouvelles de science-fiction, Montréal, Les Quinze, 1985.
    • Repris dans La Maison au bord de la mer, Beauport, Alire, Nouvelles 037, 2000.
    • Traduction anglaise : « Home by the Sea », in Tesseracts I, Victoria, Press Porcépic, 1985.
    • Repris dans Tomorrow, 1994.
    • Repris dans Northern Stars, New York, Tor, 1994.
    • Repris sous le titre « House by the Sea », University of Western Australia, 1999.
  • « Le Jeu des coquilles de Nautilus » in Aurores Boréales II, Longueuil, Le Préambule, Chroniques du futur 9, 1986.
    • Traduction anglaise : « Chambered Nautilus », in Tesseracts IV, Victoria, Press Porcépic, 1992.
    • Repris dans Amazing Stories, 1993.
    • Repris dans Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • « Le Dormeur dans le cristal » (Sabine Verreault), imagine... 32, 1986.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « La Révélation » [coll. Paul Roux], imagine... 33-34, 1986.
  • « Ailleurs et au Japon » (Sabine Verreault), imagine... 35, 1986.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « La Carte du Tendre », in Aimer, Montréal, Les Quinze, 1986.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « Les Yeux ouverts », Proxima spécial 1, 1986.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « Mané, Thécel, Pharès » (Sabine Verreault), in Espaces Imaginaires IV, Trois-Rivières, Les Imaginoïdes, 1986.
    • Traduction allemande : « Mane, Tekel, Phares », in Heyne Science Fiction Jahresband, Munich, Wilhelm Heyne Verlag, 1997.
  • « Le Matin du magicien », in L'Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1986, Québec, Le Passeur, 1987.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « Retour sur Colonie » [coll. Joël Champetier], Solaris 75, 1987.
    • Repris dans Fiction Antho 2, Les moutons électriques, 2005.
  • « Histoire de la Princesse et du Dragon », Faërie 2, 1987.
    • Repris en solo, 1990. (voir Livres)
  • « Cogito », imagine... 46, 1988.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
    • Traduction anglaise : « Cogito », in Tesseracts III, Victoria, Press Porcépic, 1991.
    • Repris dans Tomorrow, vol. 4, no 3, 1996.
  • « Transhumance », Arcade 18, 1989.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Pupa », XYZ 20, 1989.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Mourir, un peu » [coll. Sabine Verreault], in Sous des soleils étrangers, Laval, Ianus, 1989.
    • Repris dans Ailleurs et au Japon, Montréal, Québec/Amérique, 1991.
  • « Ici, des tigres », Le Sabord 25, 1990.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « L'Aile », Temps Tôt 9, 1991.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « La Mer allée... » (extrait de Tyranaël -1), Solaris 94, 1991.
  • « Le Premier Accroc ne compte pas », in La Première fois, Montréal, Québec/Amérique, Jeunesse, 1991.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Celles qui vivent au-dessus des nuages », Mœbius 48, 1991.
    • Repris dans SF 98 ­ Les Meilleurs Récits de l'année, Le Plessis-Brion, Orion, 1998.
    • Traduction anglaise : « Amber Rain », Tomorrow 14, 1995.
    • Repris dans Sang de pierre, Lévis, Alire, Nouvelles 128, 2009.
  • « ... Suspends ton vol », Solaris 99, 1992.
    • Repris dans Les Horizons divergents, Livre de Poche 7212, 1999.
    • Repris dans La Maison au bord de la mer, Beauport, Alire, Nouvelles 037, 2000.
    • Traduction anglaise : « Stay Thy Flight », in Bending the Landscape, Outlook, 1999.
  • « Chanson pour une sirène » [coll. Yves Meynard], Solaris 100, 1992 ;
  • « Initiatiques », Liberté 202, 1992.
  • « Encore un an », in La Presse (19 décembre 1993).
  • « Un bruit de pluie », in L'Année 1991 de la science-fiction et du fantastique québécois, Québec, Le Passeur / Logiques, 1993.
  • « L'Hiver, c'est mon pays », in Un lac, un fjord, Chicoutimi, JCL, 1994.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • (A) « Paguyn and Kithulai », Prairie Fire, vol. 15, no 2, 1994.
    • Traduction roumaine : Hellion 5, 1995.
  • « La Louïne », in Le Bal des ombres, Montréal, Québec/Amérique, Clip 17, 1994.
  • « Les Poligloti », Cahier littéraire du Progrès du Saguenay/Lac St-Jean, 1995.
    • Repris dans Yellow Submarine, 1996.
    • Traduction anglaise : « The PoliGloti », Communiqué, 1996.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Le Pays où l'on arrive toujours », in Un lac, un fjord 2, Chicoutimi, JCL, 1995.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Le Langage de la nuit », in La Nuit, Québec, Musée de la Civilisation / XYZ, 1995.
  • « L'Ombre de l'arbre » (extrait de Tyranaël -3), Stop 143, 1995.
  • « Vous êtes ICI », ici Un lac, un fjord 3, Chicoutimi, JCL, 1996.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « R_V_ », Le Sabord, 1996.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Le Musée de l'impermanence », in Effet de Lieu, Granby, 3e Impérial, 1997.
  • « Aurélie sous les étoiles », in Un lac, un fjord 5, Chicoutimi, JCL, 1998.
    • Repris dans Solaris 131, 1999.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « L'Exilée de l'intérieur », in Un lac, un fjord, un fleuve 6, Chicoutimi, JCL, 1999.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Les Dents du dragon », in La Maison au bord de la mer, Beauport, Alire, Nouvelles 037, 2000.
  • « Sur place », in Un lac, un fjord, un fleuve 7, Chicoutimi, JCL, 2000.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Un parfum d'orange », in La Maison du rêve, Montréal, VLB/L'Hexagone, 2000.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Via Appia », in Solaris 136, 2001.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Matriochkas », in Un lac, un fjord, un fleuve 8, Chicoutimi, JCL, 2001.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « La Grande Bouche », in Un lac, un fjord, un fleuve 9, Chicoutimi, JCL, 2002.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Le Fil d'Ariane », in Le Corps collectionneur, Montréal, Les Herbes bleues, 2003.
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « La Course de Kathryn », in Le Jeu des coquilles de Nautilus, Lévis, Alire, Nouvelles 070, 2003.
  • « Et les jardins de Babylone », in Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Comment réussir son cauchemar », in Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Summertime », in Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « La Bulle », in Persistance de la vision,
    • Repris dans Vraies Histoires fausses, Gatineau, Vents d'Ouest, Rafales, 2004.
  • « Sang de pierre », Solaris 151, 2004.
  • « Pas de deux », Solaris 163, 2007.
  • « La Voix qui chantait le cœur du monde », JazzoSphère 1, 2007.
    • Repris dans Solaris 169, 2009.
  • « Les Invisibles », Khimaira 11, 2007.
    • Repris dans une nouvelle version sous le titre « Les Villes invisibles », Solaris 167, 2008.
    • Repris dans Galaxies HS – Mundanes, 2010.
  • « La Musique du soleil », Galaxies 4/46, 2009.
  • « Terminus », in Sang de pierre, Lévis, Alire, Nouvelles 128, 2009.
  • « Défense d'y voir », Alibis 32, 2009.
  • « Terminalia » [coll. F. Pelletier, E. Rochon, D. Sernine, J.-L. Trudel], Solaris 173, 2010.
  • « Jeune Fille au bord du gué », Alibis 38, 2011.
  • « Envol », Solaris 179, 2011.
  • « L'Amour au temps des chimères », Solaris 180, 2011.
3. Poésie
  • « Poèmes de science-fiction, ou presque », Solaris 102, 1992.
  • « Six poèmes », Estuaire 74, 1994.
  • Le Lever du récit. Recueil. Montréal : Les Herbes rouges, 1999.

vendredi 8 mars 2013

L'auteur: Pierre-Luc Lafrance

1- Comment vous est venue la vocation littéraire?
Dans la vie, ça m'a pris du temps savoir ce que je voulais faire. Mais je trouvais facilement ce que je ne voulais pas faire. Par contre, très tôt, j'ai eu un rêve. Celui d'écrire. De coucher sur papier les histoires que j'aurais voulu lire. Mes premiers essais datent de la fin du primaire et du début du secondaire : des pastiches principalement. D'abord de Bob Morane, puis de J. R. R. Tolkien, de Stephen King et de Lovecraft. Grand amateur des littératures de l'imaginaire, c'est tout naturellement que je me suis lancé dans ces genres.

2- Quel genre d'adolescent étiez-vous?
Au début de l'adolescence, j'étais plutôt réservé. Je manquais de confiance en moi et, pour tout dire, je détestais l'école. Et je n'y réussissais pas bien d'ailleurs. Je m'évadais par la lecture et dans le cinéma. Puis, en deuxième secondaire, un professeur a mis de l'avant mes qualités d'écriture. Cela m'a donné une bonne dose de confiance en moi et, dès l'année suivante, j'étais dans les premiers de classe. Pendant la même période, j'ai élargi mon cercle d'ami. J'ai aussi fait du théâtre et je jouais au soccer dans une équipe de compétition. J'ai aussi beaucoup pratiqué les jeux de rôle.

3- Aviez-vous l'appui de vos proches au début de votre carrière?
Mes parents m'ont toujours encouragé. Particulièrement ma mère qui était ma première lectrice. Par contre, à 18 ans, quand j'ai commencé à publier mes premières nouvelles dans des revues et des collectifs, je me souviens que ma blonde de l'époque n'y croyait pas vraiment. Elle n'y voyait qu'un passe-temps. Elle s'en est d'ailleurs excusée quelques années plus tard quand j'ai publié mon premier livre.

4- Quels sont les sujets qui vous inspirent?
J'aime beaucoup le surnaturel et le fantastique. Par contre, de plus en plus, je m'intéresse à la littérature policière, ce qui me ramène à mes premiers amours puisque j'ai vraiment commencé à lire avec les Agatha Christie et la série signée Alfred Hitchcock à la Bibliothèque Verte. Mes sources d'inspirations me viennent d'un peu partout. Pour mes romans plus humoristiques, je puise dans la bêtise humaine, une source inépuisable.

5- Par quoi commencez-vous, avez-vous une technique de base ou des habitudes d'écriture?
Je n'ai pas vraiment de routine ou de technique. Chaque projet se présente de façon différente. Par contre, la plupart du temps, je laisse écouler beaucoup de temps entre l'idée de départ et le premier jet. Je développe mentalement le projet. Mets en place plusieurs idées ensemble comme les pièces d'un casse-tête. Dans cette période, je prends quelques notes ici et là, mais je ne suis pas quelqu'un qui développe des plans détaillés. J'aime me garder des surprises en cours d'écriture, tout en ayant des points de repère pour ne pas me perdre. Puis, quand une structure commence à se dégager, quand j'ai une bonne idée de l'histoire et des personnages, j'attaque le premier jet.

6- Avez-vous un auteur favori?
Plusieurs! J'admire particulièrement Neil Gaiman, Michael Connelly et Guy Gavriel Kay. Mais mon livre culte demeurera toujours Les Trois mousquetaires... suivi de près par L'Île au trésor. L'aventure à l'état pur avec un rythme haletant.

7- Qu'aimeriez-vous changer dans ce travail?
J'aimerais que ce travail soit moins solitaire. C'est ce que je trouve le plus dur. Pendant l'acte de création, je me sens isolé. Et même après la publication, je trouve qu'il manque de rétroaction... cela est particulièrement vrai en littérature pour adulte où le fossé est plus grand entre l'auteur et son public qu'en littérature jeunesse où régulièrement des lecteurs nous partagent leurs impressions.

8- Pouvez-vous écrire même en sachant que ce ne sera pas publié?
Avant, ma réponse aurait été oui. Maintenant, disons qu'il y a plus de nuance. Quand je sais que quelque chose ne sera pas publié, je peux y travailler et même me rendre jusqu'au premier jet, mais je ne pousserai pas le travail plus loin. Je manque de temps pour écrire toutes les idées folles qui me traversent l'esprit.

9- Avez-vous un rêve littéraire?
Je suis un grand amateur de bande dessinée, alors c'est sûr que je rêverais de travailler sur un projet de bande dessinée. Que ce soit un nouveau projet ou l'adaptation d'une de mes oeuvres. Je suis fasciné par la communication qu'il y a entre le texte et les mots.

10- Quelle est votre prochaine production?
Il n'y a rien de concret pour le moment. J'ai plusieurs projets en chantier, mais aucun au stade de la publication ou même de la soumission à un éditeur.